Acheter une Youngtimer comme première voiture, c’est le choix de Dylan, 20 ans, passionné d’automobile. Depuis juin dernier, il est l’heureux propriétaire d’une Peugeot 106 XSi de 1992, avec 162 000 km au compteur.


Bonjour Dylan. Explique-nous ce choix : pourquoi une Youngtimer comme première voiture ?

J'étais à la recherche d'une voiture ancienne et fiable. Je voulais aussi me faire la main en mécanique. J’avais donc besoin d’une voiture avec une mécanique simple, sans trop d’électronique. Les Youngtimers sont parfaites pour ça. Je recherchais également une expérience de conduite. Pas forcément sportive mais fun. Une voiture sans direction assistée, ni ABS ou ESP (antipatinage), ni toutes ces petites choses qui rendent les voitures actuelles peut-être moins attractives.

Pourquoi une Peugeot 106 XSi et pas une autre ?

Je voulais une voiture des années 80 ou 90. A la base, je cherchais une Peugeot 205 Gti. Trop cher pour une première voiture. Les tickets d’entrée se trouvaient aux alentours de 10 000 €. Je suis alors tombé sur une 106 XSi. La petite sœur de la 205 Gti. 860 kg, 1.4 L, essence, 100 chevaux non catalysés, pas d’aide au pilotage, une gueule sportive et des prix qui oscillent entre 2000 et 5000 €. Le coup de cœur !

Qu’aimes-tu dans cette voiture ?

J'aime son petit gabarit et ses performances diaboliques. Peugeot avait vraiment un temps d'avance sur les châssis à l’époque. La voiture est légère et elle a seulement ce qu'il faut en puissance pour s'amuser raisonnablement. Les sensations sont vraiment présentes. Le modèle est encore jeune, il n’a que 28 ans, les gens n’ont pas encore remarqué son potentiel. On en voit peu sur les routes.

Tu la possèdes depuis maintenant trois mois. Tu as eu le temps d’y faire des modifications ?

La voiture était totalement d'origine lorsque je l’ai achetée. L’ancien propriétaire avait seulement fait la révision, changer la distribution et les pneus, et refais la peinture avant de me la vendre. J'ai ensuite changé la ligne d'échappement. Elle souffrait de la rouille. Elle gloussait comme une Muscle Car des années 70. C'était assez fun mais pas raisonnable. Je l’ai donc remplacé par une ligne d’échappement en Inox Gr. N. Est-ce plus raisonnable ? Je ne pense pas.

J'ai également changé le filtre à air, les bougies, les vérins, une durite de chauffage, les haut-parleurs, les phares avant, ainsi que les bras et balais d'essuies glaces. Esthétiquement, j'ai installé des liserés de pare-chocs en rouge et j’ai modifié les plaques d'immatriculation. Ce sont maintenant des plaques collection noires.

De nouvelles modifications sont à prévoir ?

Le plus gros reste à venir. Je vais sortir le moteur pour changer la totalité des durites. Le temps ne l’a pas épargné. Je profiterai alors de cette opération pour repeindre la baie du moteur et refaire les joints moteur, culbuteur et culasse principalement.

Quelle opération t’a semblée la plus difficile ?

La pose des liserés rouges m'a pris trois jours. Il fallait être minutieux pour ne pas les casser (j’en ai cassé un d’ailleurs).  J’ai dû bâcher la totalité de la voiture. C’était assez drôle car on ne pouvait voir que quatre pauvres longs lisérés. Je trouve que ça donne un côté sportif à la voiture, surtout avec le rouge Vallelunga de la peinture.

Raconte-nous ta relation avec le monde de l’automobile.

Mon grand-père était mécanicien, tandis que mon père entretenait ses voitures lui-même (une Renault 8 Gordini ou encore une Renault 25). C’est eux qui m’ont transmis cette passion. Je me suis d’abord intéressé à l’automobile en général, puis très rapidement, je me suis dirigé vers le monde de la mécanique. C’est fou de se dire qu’il y a plus de cent ans d’innovation derrière le moteur d’une voiture tel qu’on le connait aujourd’hui !

Au début vous essayez de changer une petite pièce, puis vous changez de plus en plus de choses sur votre voiture et vous trouvez ça gratifiant. A partir de ce moment-là, c’est trop tard, vous êtes piqués par la passion !